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Archives pour 12/2009

L’alternance, remède au chômage des jeunes?

29/12/2009

Le président Sarkosy souhaite développer l’apprentissage, qui serait une arme efficace pour enrayer la montée du chômage chez les jeunes. En Juillet, 50 grandes entreprises françaises se sont engagées à encourager le recrutement d’apprentis. Mi décembre, M. Sarkosy prévoit 500millions du grand emprunt pour le développement de l’alternance. En effet, le nombre des contrats d’apprentissage ou de professionnalisation pour 2009 demeure inférieur à celui de 2008 : respectivement 400 et 200 mille jeunes étant concernés.

La comparaison avec l’Allemagne est souvent évoquée, l’alternance rencontrant un franc succès Outre-Rhin.

Pourquoi une telle différence?

Tout d’abord, l’alternance souffre d’une méconnaissance de sa réalité et de ses succès incontestables auprès des professionnels mais peut être surtout auprès des professionnels de l’orientation, qui interviennent chez les 3ème et les 2nde  et n’incitent pas franchement les élèves à choisir ces voies.

Ensuite, le financement de la formation est problématique, les sources étant multiples, l’administration du financement est un véritable casse-tête.  La taxe pour l’apprentissage prélevée aux entreprises ne voit que sa moitié consacrée directement à l’apprentissage. Pas étonnant dans ce contexte de constater que les centres de formation à l’apprentissage (CFA) ne sont pas assez nombreux, et que cela engage un dernier problème d’attractivité pratique pour les postulants : un mode de vie écartelé entre 3 endroits, le domicile, l’entreprise et le centre. Cela signifie souvent de grosses galères en perspectives pour l’hébergement, le transport et les finances.

En conclusion, il reste encore beaucoup d’effort à faire pour démocratiser l’apprentissage. Le gouvernement devrait annoncer l’ouverture de nouveaux chantiers prochainement.

Voir à ce sujet l’article de Benoit Floc’h sur le Monde, ici.

Formation et orientation, Infos variées

Retour en grâce pour le Bac L ?

22/12/2009

Alors que le contexte est à la remise en question des filières au lycée, et que le bac Littéraire cristallise les critiques quant à ses débouchés, voici un bilan plutôt objectif des opportunités de poursuites d’études envisageables avec confort et assurance…

Sans surprise, les deux tiers des bacheliers titulaires du sésame L s’engagent dans des formations littéraires à

l’université (lettres modernes, classiques, sciences humaines, histoire, langues, philosophie…). Si la réussite en terme de résultats est au rendez-vous, il s’avère que le taux d’emploi dans les domaines le plus souvent visés que sont la culture, les arts ou la communication ne s’élève qu’à 65%, ce qui en fait les filières les plus obstruées selon l’APEC (association pour l’emploi des cadres).

L’entreprise s’ouvre progressivement aux Bac L. En conciliant une formation complémentaire en gestion, en vente, marketing ou en audit, des étudiants littéraires, en sciences humaines ou en langues par exemple, sont de plus en plus

recherchés. Les formation longues à l’université demeurent de bons investissements en terme de concrétisation sur le marché de l’emploi. Un diplômé de master  (+5), qui plus est issu d’une filière à double compétence (édition+numérique; management+culture…) s’en sort généralement très bien, avec 6% de taux de chômage pour les

master LSH (lettres sciences humaines) trois ans après l’obtention du diplôme contre 9% pour les licenciés LSH.

Si l’enseignement  reste le parcours de prédilection des bacheliers littéraires, il s’avère que leurs taux de réussite en BTS sont assez exceptionnels, avec 7/10 de réussite en DUT et 9/10 en BTS ( essentiellement les BTS commerce international, communication ou tourisme). Ces étudiants se dirigent ensuite souvent vers une licence à l’université ou une école privée en journalisme ou en communication.

En conclusion, il semble que la filière littéraire soit la porte d’entrée vers des études assez longues qui réussissent à ses bacheliers. Cependant, il faut multiplier ses expériences et ses domaines de formation, en privilégiant les compétences doubles à un enseignement trop généraliste, voire fourre-tout. Mais dans l’ensemble, cette formation est en passe de faire son retour en grace!

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Réforme du lycée, l’histoire fait date au sein des manifs…

05/12/2009

Dans l’édition de ce samedi du Journal du Dimanche, une vingtaine d’universitaires et chercheurs français s’indignent du projet de réforme du lycée proposé par le ministre, M.Chatel, selon lequel l’enseignement de l’histoire-géo serait rendu optionnel pour les terminales scientifiques, afin qu’ils puissent se concentrer d’avantage sur les matières purement scientifiques.

Il est impératif d’annuler cette décision, inspirée par un utilitarisme à courte vue, qui se trouve en contradiction avec les objectifs proclamés du système éducatif français“, écrivent vingt intellectuels dans le Journal du Dimanche.

Serge Bernstein, Alain Finkielkraut, Jacques Le Goff ou encore Benjamin Stora déplorent donc cette décision, arguant que cela fermera les portes de formations supérieures de haut niveau vers lesquels les lycéens avaient tendance à se diriger jusqu’ici…rappelant que la filière scientifique demeurent la voie privilégiée de ces jeunes.

En marge de cet appel, jeudi quelques centaines de lycéens ont défilé dans les rues de Nimes pour protester contre la suppression des matières en terminale S. Mercredi, ce sont 500 enseignants de sciences économiques et sociales (un millier selon les organisateurs) qui défilaient contre la réduction de l’enseignement de leur matière dès la seconde.

La mobilisation ne semble pas globale, pourtant, de nombreux foyers de contestations se déclarent, jours après jours. Ainsi, 500 lycéens à Rennes, le 3 décembre, le lycée de Kernanec, à Marcq en Baroeuil, bloqué le 4, et la semaine prochaine qui s’annonce chargée, avec comme point d’orgue, les mobilisations du lundi 7,  jeudi 10 et du mardi 15, à l’appel des principaux syndicats.

La réforme, annoncée fin novembre au cours du Salon national de l’éducation, devrait être précisée ce jeudi face au Conseil supérieur de l’éducation. Elle devrait  être mise en œuvre en 2011 pour les Premières et en 2012 pour les Terminales.

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