L’alternance, remède au chômage des jeunes?
Le président Sarkosy souhaite développer l’apprentissage, qui serait une arme efficace pour enrayer la montée du chômage chez les jeunes. En Juillet, 50 grandes entreprises françaises se sont engagées à encourager le recrutement d’apprentis. Mi décembre, M. Sarkosy prévoit 500millions du grand emprunt pour le développement de l’alternance. En effet, le nombre des contrats d’apprentissage ou de professionnalisation pour 2009 demeure inférieur à celui de 2008 : respectivement 400 et 200 mille jeunes étant concernés.
La comparaison avec l’Allemagne est souvent évoquée, l’alternance rencontrant un franc succès Outre-Rhin.
Pourquoi une telle différence?
Tout d’abord, l’alternance souffre d’une méconnaissance de sa réalité et de ses succès incontestables auprès des professionnels mais peut être surtout auprès des professionnels de l’orientation, qui interviennent chez les 3ème et les 2nde et n’incitent pas franchement les élèves à choisir ces voies.
Ensuite, le financement de la formation est problématique, les sources étant multiples, l’administration du financement est un véritable casse-tête. La taxe pour l’apprentissage prélevée aux entreprises ne voit que sa moitié consacrée directement à l’apprentissage. Pas étonnant dans ce contexte de constater que les centres de formation à l’apprentissage (CFA) ne sont pas assez nombreux, et que cela engage un dernier problème d’attractivité pratique pour les postulants : un mode de vie écartelé entre 3 endroits, le domicile, l’entreprise et le centre. Cela signifie souvent de grosses galères en perspectives pour l’hébergement, le transport et les finances.
En conclusion, il reste encore beaucoup d’effort à faire pour démocratiser l’apprentissage. Le gouvernement devrait annoncer l’ouverture de nouveaux chantiers prochainement.
Voir à ce sujet l’article de Benoit Floc’h sur le Monde, ici.
suppression des matières en terminale S. Mercredi, ce sont 500 enseignants de sciences économiques et sociales (un millier selon les organisateurs) qui défilaient contre la réduction de l’enseignement de leur matière dès la seconde.
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