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Vers quelle réforme du lycée va-t-on?

Une information vient de tomber, selon laquelle M. Luc Chatel, ministre de l’éducation Nationale, voudrait supprimer purement et simplement l’enseignement obligatoire de l’histoire-géographie en terminale Scientifique, pour ne proposer qu’une option.

Vouloir faire des filières plus spécialisées après la seconde est une bonne chose, mais il semble difficile de gonfler le programme d’histoire géo de seconde de sorte qu’il n’y ai plus besoin d’enseigner en terminale cette matière (afin de se concentrer sur le purement scientifique).  C’est même impossible… puisque l’économie est déjà censée recevoir une répartition avantageuse dans l’enseignement de seconde.

Alors, où va t-on?

En pleine période d’ouverture d’un débat sur l’identité nationale, le gouvernement demande à ses concitoyens de réfléchir à ce que représente et signifie pour eux le fait d’être français, mais ne considère pas comme indécent le fait de priver un nombre important de jeunes (les inscriptions en filière Scientifique représentent 50% du remplissage des Terminales) d’un enseignement historique évidemment relié à ce qui fait l’identité nationale!

Ou sinon, c’est une forme de négation de cette considération de ce qu’est l’identité nationale… en excluant l’histoire du pays, l’Histoire de ceux qui ont façonné le territoire et se sont battus pour défendre une certaine idée de la démocratie, que restera t-il comme élément de compréhension du monde à ces jeunes ??? Quel genre de citoyen sortira de ces filières d’éducation parfaitement incomplètes et dénaturées?

L’histoire, c’est une grande partie de la Mémoire collective. Ce n’est pas une option que l’on peut négliger, c’est un héritage qui concerne tout le monde.

vincent Formation et orientation, Infos variées

  1. Florence SAMUEL
    06/12/2009 à 10:05 | #1

    Bonjour,

    Que faut-il faire pour réveiller les élèves, étudiants et le reste de la population française devant un gouvernement qui prône l’utilitarisme, l’absence de réflexion à tous les étages, et le suivisme d’un capitalisme triomphant.

    Je me souviens de discussions animées avec mon frère sur des sujets de société car les opinions politiques de nos professeurs d’Hist et géo n’étaient pas les mêmes. Cela a formé en nous, la possibilité de penser par soi même tout au long de la vie.

    Mais pour nos gouvernants actuels les “profs sont tous de gauche” et donc moins ils s’expriment, mieux c’est.

    A+

    Florence

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